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Et moi mes rêves, je les voulais démesurés, sinon à quoi bon les rêves ? Et voilà précisément pourquoi ils ne m'ont pas déçu. Si je recommençais la vie, je tâcherais de les faire encore plus grands, parce que la vie est infiniment plus grande et plus belle que je n'avais cru, même en rêve, et moi plus petit !

 

Georges Bernanos

Née au Cameroun d’une mère réunionnaise et d’un père périgourdin, Marianne passe toute son enfance au Nigeria et au Niger à humer des fleurs de frangipanier entre deux tempêtes de sable. Puis le temps des bougainvilliers, de la chasse aux papillons et des couvre-feux nocturnes, laisse place aux turbulences estudiantines, tantôt dans les couloirs de la Sorbonne, tantôt chez Boulinier, son nouveau QG.

 

Littéraire de cœur et de formation, Marianne décide alors, après une épatante carrière d’executive woman et au grand dam de ses parents, de se reconvertir en saltimbanque. Formée à l'Ecole Charles Dullin puis au cours Peyran Lacroix, elle approfondit son jeu d'acteur au Studio Pygmalion et auprès du coach Jack Waltzer. Elle fait également ses armes aux Enfants Terribles, sous la direction de Jean-Bernard Feitussi. Si elle n'est pas sur un plateau de théâtre, c’est qu’elle est sur un ring se fantasmant en Skinny Bitch (merci Sense 8 !), à une terrasse de café en train d’écrire sur le pourquoi du comment, ou dans sa tanière à torturer ses voisins sur fond de Partitas pour violon seul.

Sa rencontre avec Michel Estève lui permettra de s’essayer à la critique de cinéma, au-delà de la rédaction de nouvelles et de scénarii de court-métrage, avant de se lancer en tant qu’auteur-adaptatrice. En 2012, Marianne écrit et co-met en scène sa première pièce Un été sur le Septième Continent, adaptée des chroniques d’Alain Rémond et présentée à la Manufacture des Abbesses. Les dés sont jetés. Portée par l’envie de donner vie sur les planches à de belles histoires dans l’esprit d’un Miyazaki ou d’un Tezuka, ses deux maîtres à rêver, Marianne se forme à la mise en scène auprès de Laurent Leclerc (Compagnie Barouf Théâtre). Entre le réel et l’imaginaire, l’univers qu’elle défend se veut sombre, onirique, drôle, absurde et cruel, mais aussi porteur d’espoirs face aux dérives du monde moderne. En 2018, elle met en scène L’Enfant qui portait le monde, d’après la pièce Amal et la lettre du roi de Rabindranath Tagore, dans le cadre d'une première résidence de travail à Lilas en Scène, suivie d'une lecture au Théâtre de la Contrescarpe et d'une mise en espace à la SACD - Un projet hébergé par la Compagnie Les Dézingueurs dont elle est Directrice artistique.